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Championne de la lutte au décrochage La région du Bas-Saint-Laurent affiche le taux le plus bas de la province (Source: Journal de Québec)

d9578753-727e-4885-92b4-7b01c8c37c09 ORIGINALLe Bas-Saint-Laurent peut bomber le torse: cette région est celle où le taux de décrochage est le plus bas de la province.

À l'occasion des Journées de la persévérance scolaire, qui se déroulent à partir du 13 février, Michel Perron, professeur de l'Université du Québec à Chicoutimi, affirme que «la région du Bas-Saint-Laurent est un exemple à suivre dans ce domaine».

La proportion de jeunes qui quittent l'école sans diplôme est de 9,9 %, alors que la moyenne provinciale est de 15,3 %. Un véritable tour de force dans cette région où le revenu familial et le niveau de scolarité sont inférieurs à la moyenne provinciale.

«Ce qui est remarquable, c'est que la diplomation au collégial est aussi plus élevée qu'ailleurs», ajoute M. Perron, qui est un expert en matière de lutte au décrochage scolaire.

Selon ce dernier, la mobilisation de toute la communauté régionale peut expliquer ce succès. «La région performe aussi au niveau du développement social, c'est une approche globale», souligne M. Perron.

Travail concerté

Depuis 2004, environ 150 organisations travaillent ensemble au sein du regroupement COSMOSS (Communauté ouverte et solidaire pour un monde outillé, scolarisé et en santé), qui réunit des représentants du milieu de la santé, de l'éducation, des services de garde, du secteur communautaire, des employeurs et des municipalités.

«Les partenaires partagent une préoccupation commune par rapport aux jeunes et ont décidé d'agir ensemble», affirme Emma Savard, directrice générale de COSMOSS.

La mobilisation donne des résultats concrets. Dans la MRC de la Matapédia, le nombre d'enfants qui arrivaient à l'école avec un retard de langage est passé de 40 à 2 en quelques années seulement, grâce notamment à de la formation plus spécifique pour ceux qui interviennent auprès des tout-petits, explique Mme Savard.

Les employeurs sont aussi sensibles à la réalité de la conciliation études-travail, afin que leur boulot ne nuise pas à leurs études, ajoute-t-elle.

Formation professionnelle

De son côté, M. Perron souligne par ailleurs que le taux d'accès à la formation professionnelle chez les garçons est beaucoup plus élevé au Bas-Saint-Laurent que dans le reste de la province (32 % comparé à 21 %). Le scénario est semblable pour l'éducation aux adultes.

Ce dernier souligne par ailleurs qu'il reste encore du travail à faire. Des «inégalités marquantes» sont bien présentes dans la région, lorsqu'on scrute les taux de diplomation par MRC ou municipalités.

Taux de décrochage scolaire selon les régions du Québec
◾ Bas-Saint-Laurent : 9,9 %
◾ Chaudière-Appalaches: 10,6 %
◾ Saguenay-Lac-Saint-Jean : 11,0 %
◾ Capitale-Nationale : 11,0 %
◾ Laval : 13,0 %
◾ Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine : 13,1 %
◾ Montérégie : 13,4 %
◾ Lanaudière : 13,7 %
◾ Estrie : 15,1 %
◾ Laurentides : 15,2 %
◾ Centre-du-Québec : 15,4 %
◾ Mauricie : 16,4 %
◾ Abitibi-Témiscamingue : 16,4 %
◾ Montréal : 17,5 %
◾ Outaouais : 20,3 %
◾ Côte-Nord : 26,3 %
◾ Nord-du-Québec : 58,8 %

Source : ministère de l'Éducation, 2012-2013

Photo: À l'école secondaire Vallées-des-Lacs, à Squatec dans le Bas-Saint-Laurent, le taux de diplomation se situe parmi les plus élevés des écoles publiques de la province. 

 Par Daphnée Dion-Viens, http://www.journaldequebec.com/2017/02/12/championne-de-la-lutte-au-decrochage