La MRC de Témiscouata
   
            

23 ans pour parachever un tronçon meurtrier (Ma Presse)

1358415-prefete-temiscouata-guylaine-sirois-demande(Matane) Au Témiscouata, les travaux de conversion de la route 185 en autoroute ont débuté en 2002, à l'époque où Claude Béchard était député. Les 40 kilomètres qu'il reste à parachever seront complétés en 2025. Pour les élus des municipalités concernées, c'est beaucoup trop long, d'autant plus qu'il s'agit de la portion la plus meurtrière. «Avec 10 accidents mortels survenus au cours des cinq dernières années dans ce secteur, il y a urgence d'agir», clame la préfète de la MRC, Guylaine Sirois.

Évalués à 947 millions $, les travaux de la phase 3 commenceront en 2018. Cependant, le déboisement ainsi que la planification de l'expropriation de 50 résidences et commerces sont prévus cette année. Les 40 km de route seront subdivisés en sept tronçons qui, dans l'ordre géographique, s'étendent de Saint-Antonin à Saint-Louis-du-Ha! Ha!. Le ministère des Transports prévoyait commencer les travaux dans l'ordre à partir de Saint-Antonin, tant et si bien que les tronçons les plus accidentogènes, soient les 6 et 7, qui sont situés à Saint-Honoré-de-Témiscouata et à Saint-Louis-du-Ha! Ha!, seraient complétés en dernier. Le maire de Saint-Honoré et la préfète du Témiscouata pressent Québec de commencer par ces tronçons.

Une rencontre a eu lieu, le 19 janvier, entre le député de la circonscription de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Jean D'Amour, des représentants du ministère des Transports, la préfète de la MRC et les maires des quatre municipalités concernées. À l'issue de cette rencontre, il a été convenu, selon le maire de Saint-Honoré, Richard Dubé, que les travaux débuteront par les tronçons 1, 2, 3 et 6.

Même s'il y a un certain contentement à ce que le tronçon 6, considéré comme extrêmement dangereux, fasse partie des quatre premiers qui seront réalisés, il n'en demeure pas moins que l'échéancier, lui, reste le même. «C'est de valeur que ça prenne autant de temps», déplore le maire Dubé. «Au Nouveau-Brunswick, les 200 km de Transcanadienne ont été faits en cinq ans en zone habitée, souligne Mme Sirois. Nous, ça prend 23 ans!»

source http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/transports/201702/27/01-5073945-23-ans-pour-parachever-un-troncon-meurtrier.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_les-regions_578_section_POS1